Structuration franco-suisse · Bureau de Genève

Dirigeant tech français en Suisse : la timeline en 12 mois pour une relocalisation propre.

Fonder une startup en France, la faire grossir, et partir vivre en Suisse pour préparer une IPO ou une cession : la trajectoire concerne aujourd'hui des centaines de fondateurs entre Paris, Bordeaux, Lyon et Lausanne. Chaque étape a son coût fiscal, son point de vigilance, et son calendrier propre. Un départ mal séquencé génère quasi systématiquement une double imposition non neutralisée, un abus de droit soulevé par la DGFIP, ou une requalification en revenu salarial des plus-values de management package. Le Cabinet, inscrit aux Barreaux de Paris et de Genève, articule les quatre volets clés en une séquence de 9 à 15 mois : audit patrimonial, structuration pré-départ, transfert effectif, stabilisation post-transfert.

9 à 15 mois
Durée d'une relocalisation propre
3 mois
Délai minimal avant le départ pour l'apport holding
48 h
Diagnostic initial du Cabinet
01. Le profil-type

Fondateur ou dirigeant d'une scale-up française, 30 à 50 ans, valorisation 50 M€ à 1 Md€.

Le dossier-type accompagné par le Cabinet présente une combinaison caractéristique. Un fondateur ou dirigeant salarié d'une société technologique française, âgé de 30 à 50 ans, marié ou non, avec ou sans enfants scolarisés. Une valorisation implicite de la société entre 50 millions et 1 milliard d'euros, souvent après une ou deux levées de série B ou C. Une détention personnelle sous la forme d'un mélange d'actions ordinaires (attribution initiale ou rachetées à des associés sortants), de BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise, article 163 bis G CGI) attribués selon un vesting classique 4 ans / cliff 1 an, et parfois d'AGA (actions gratuites) ou d'instruments plus complexes de type hard equity (LF 2025, article 163 bis H).

Le patrimoine mobilier total dépasse en général les seuils de l'exit tax française prévus à l'article 167 bis du CGI : soit 800 000 euros de valeurs mobilières et droits sociaux, soit 50 pourcent de participation dans une société. En pratique, la valorisation des titres de la société d'origine à elle seule fait franchir le seuil dans la majorité des cas.

Trois motivations principales dominent. Une optimisation fiscale rationnelle anticipant une cession à horizon 2-5 ans (taux effectif suisse inférieur au taux composite français). Une préparation d'IPO notamment sur Euronext ou Nasdaq avec objectif de résidence dans une juridiction plus lisible pour les analystes. Un choix de vie personnel lié à la scolarisation des enfants, à la qualité de vie genevoise ou lausannoise, à la proximité familiale. Un mélange des trois est fréquent. Le Cabinet ne juge pas la motivation, il structure la trajectoire.

02. Phase 1 · audit préalable (mois 1 à 3)

Cartographier avant d'agir.

Aucune décision de structuration ne doit précéder l'audit patrimonial complet. Trois volets s'articulent en 3 mois maximum.

Volet 01

Audit patrimonial et fiscal

Inventaire complet du patrimoine mobilier (actions, BSPCE, AGA, PEA, contrats de capitalisation, cryptos), immobilier (résidence principale, SCI, indivisions), et professionnel (participations, mandats sociaux, contrats de conseil). Évaluation des seuils 167 bis, calcul de la plus-value latente à date, identification des instruments éligibles au 150-0 B ter.

  • Photographie à date + projection 12 mois
  • Étude des seuils d'exit tax
  • Cartographie des instruments d'equity et de leur régime

CGI art. 167 bis · art. 150-0 A · art. 163 bis G · art. 163 bis H

Volet 02

Diagnostic société

Analyse de la société d'origine : statuts, pacte d'actionnaires, plan de stock-options, clauses de drag-along, éventuelles clauses restrictives à la cession en cas de départ du fondateur. Étude de la théorie du siège social effectif : le dirigeant pourra-t-il continuer à animer la stratégie depuis la Suisse sans risque de requalification de la société ?

  • Revue du pacte + statuts
  • Clauses de départ, non-concurrence, non-sollicitation
  • Risque de place of effective management

Modèle OCDE art. 4.3 · CGI art. 209 B · Convention FR-CH art. 4

Volet 03

Choix du canton d'accueil

Comparaison Genève / Vaud / Zurich / Zoug / Valais selon quatre critères : taux d'imposition personnel (IR + fortune), coût de la vie, proximité familiale, écosystème professionnel. Analyse d'opportunité du forfait fiscal (article 14 LIFD) versus imposition ordinaire.

  • Simulation d'impôt cantonale sur 3 ans
  • Coût de la vie et scolarisation
  • Opportunité forfait fiscal ou imposition ordinaire

LIFD art. 14 · lois cantonales · cluster forfait fiscal

Volet 04

Scénarios chiffrés

Modélisation de trois scénarios : départ immédiat sans structuration, départ avec apport holding pré-départ, départ étalé sur 18 mois avec cession partielle en France. Chaque scénario comporte : coût fiscal immédiat, exposition à sursis exit tax, IR annuel en Suisse post-transfert, sensibilité à une cession future.

  • 3 scénarios avec chiffrage sur 5 ans
  • Analyse de sensibilité aux hypothèses de sortie (IPO, cession, transmission)
  • Recommandation motivée

Livrable écrit en 15 jours suivant transmission des documents

03. Phase 2 · structuration pré-départ (mois 4 à 6)

Cristalliser la fiscalité française avant la sortie.

La phase 2 se déroule pendant que le dirigeant est encore résident fiscal français. Toutes les opérations impactantes sur l'assiette fiscale française doivent être conclues à ce stade, car la sortie de résidence fixe l'assiette de l'exit tax et modifie l'articulation conventionnelle.

Opération 01 · apport à holding contrôlée. Pour les titres de la société d'origine détenus en direct par le dirigeant, un apport à une société holding contrôlée (typiquement une SAS française ou une SASU) déclenche le report d'imposition prévu à l'article 150-0 B ter du CGI. La plus-value latente est reportée jusqu'à la cession des titres holding ou 3 ans plus tard sauf réinvestissement 60 pourcent. L'apport doit être conclu au moins 3 mois avant le transfert de résidence pour éviter la requalification en abus de droit (LPF art. L 64) et permettre une valorisation contradictoire de la contribution.

Opération 02 · exercice des BSPCE éligibles. Pour les BSPCE dont l'ancienneté est proche du seuil de 3 ans (bascule au PFU réduit 25 pourcent), l'exercice en France est fiscalement plus avantageux qu'un exercice post-transfert (qui reste imposé en France mais avec un risque de double imposition partielle). L'exercice fait naître une charge de trésorerie qu'il faut anticiper (prix d'exercice × nombre de bons + IR + prélèvements sociaux).

Opération 03 · donation-partage familiale. Le cas échéant, une donation-partage aux enfants (article 1076 Cciv) intervient avant le transfert pour cristalliser la valeur des titres à la date de la donation et prévenir l'action en rapport ou en réduction ultérieure. Abattement de 100 000 euros par enfant tous les 15 ans, PFU classique au-delà. Cette opération réduit également l'assiette exit tax future en sortant les titres du patrimoine du donateur.

Opération 04 · réallocation d'actifs. Refonte du portefeuille de valeurs mobilières pour cristalliser certaines plus-values en régime français (PFU 30 pourcent) avant transfert, en particulier les titres proches d'un plafond d'abattement pour durée de détention (article 150-0 D bis CGI en cas d'option barème progressif). Les actifs plus jeunes et à fort potentiel restent en portefeuille pour bénéficier de la fiscalité suisse à la sortie.

04. Phase 3 · transfert effectif (mois 7 à 9)

Rendre la résidence suisse indiscutable.

01 · Foyer et famille

Bail ou acte d'acquisition daté et effectif. Déménagement matériel documenté. Scolarisation des enfants dans le canton d'accueil. Ouverture de comptes bancaires suisses (banque cantonale + banque privée). Enregistrement du couple s'il n'est pas encore fait. Souscription LAMal (assurance-maladie obligatoire) à effet de la date de résidence.

02 · Administratif

Dépôt du dossier de permis B (durée 5 ans, renouvelable) ou C selon les critères de nationalité. Pour un ressortissant UE, permis B accordé rapidement sur simple justification d'activité ou de ressources. Inscription au contrôle des habitants du canton d'accueil. Immatriculation véhicule au canton. Le tout dans les 14 jours de l'arrivée effective.

03 · Fiscal (déclaration exit tax)

Dépôt de la déclaration 2074 ETD (exit tax) en France avant le départ, avec valorisation à date des titres soumis. Demande de sursis de paiement avec constitution de garanties (caution bancaire suisse ou française, hypothèque). Coordination avec le bureau CF3 de la DGFIP. Ouverture parallèle du dossier fiscal cantonal en Suisse (déclaration d'installation, choix du régime : ordinaire ou forfait).

05. Phase 4 · stabilisation (mois 10 à 12)

Sécuriser dans la durée.

La stabilisation post-transfert est la phase la plus négligée. Elle concentre pourtant les enjeux à moyen terme : conformité déclarative annuelle, préservation du sursis exit tax, préparation des futures cessions ou transmissions.

  • Déclaration IFI en France. Formulaire 2725 SD pour les biens immobiliers restants en France dépassant 1,3 million d'euros, à déposer en juin de l'année suivant le transfert.
  • Obligations annuelles exit tax. Suivi de la valeur des titres en sursis, mention de toute cession ou événement de libération, dépôt annuel de la note 2074 ETD suivi.
  • Première déclaration cantonale. Déclaration ordinaire ou forfait fiscal à Genève/Vaud/etc. En cas de forfait, dossier justificatif détaillé des dépenses de vie prévues.
  • Coordination avec la société d'origine. Formalisation du contrat de conseil éventuel entre la société française et le dirigeant nouveau résident suisse, avec ventilation temps/lieux pour l'application de l'article 15 conv. FR-CH.
  • Structuration patrimoniale suisse. Mise en place éventuelle d'un family office suisse, d'une fondation de famille (article 335 CC), d'un contrat de capitalisation luxembourgeois, ou d'une structure holding cantonale supplémentaire selon les objectifs.
06. Les cinq pièges classiques

À éviter absolument.

01 · Timing trop court

Un départ précipité en moins de 6 mois ne permet ni un apport holding propre (délai 3 mois minimum), ni une constitution soigneuse du dossier exit tax, ni un vrai transfert de foyer familial. Il génère quasi systématiquement une rectification côté DGFIP dans les 3 ans.

02 · Contrat de conseil non ventilé

Un contrat de conseil signé avec la société d'origine post-transfert sans ventilation temps/lieux fait basculer le rattachement conventionnel. La DGFIP peut requalifier une partie substantielle des rémunérations en revenu de source française.

03 · Foyer resté en France

Épouse et enfants restés en France pendant que le dirigeant s'installe seul à Genève : la présomption de foyer français (article 4 B a CGI) s'applique. La résidence fiscale suisse n'est pas reconnue, l'exit tax devient sans objet, et le dirigeant reste résident fiscal français avec pertes fiscales importantes.

04 · Cession dans les 2 ans

Une cession des titres dans les 2 ans suivant le transfert (8 ans pour patrimoine mobilier initial supérieur à 2,57 M€) rend l'exit tax définitivement due. Sans planification, une IPO à 18 mois du transfert reste sous le seuil et coûte cher.

05 · Théorie du siège effectif

Un dirigeant qui continue à animer la société française depuis Genève (conseils d'administration, décisions stratégiques, contrats signés à distance) risque la requalification du siège social effectif. La société française serait alors considérée comme résidente suisse pour la convention, ce qui provoquerait une exit tax sur la société elle-même.

06 · Absence de sursis

Omission de la demande de sursis de paiement de l'exit tax lors du dépôt de la 2074 ETD. L'impôt devient immédiatement exigible et le dirigeant doit trouver la trésorerie en quelques semaines. Le sursis est de droit sur demande accompagnée de garanties suffisantes.

07. Notre approche

Diagnostic en 48 heures, plan structuré en 15 jours, accompagnement complet sur 12 mois.

Le Cabinet, inscrit aux Barreaux de Paris et de Genève, articule l'accompagnement en trois temps distincts et facturables séparément.

  • Diagnostic initial en 48 heures après transmission d'un dossier simplifié (inventaire patrimoine, valorisation société, plan de stock-options, objectifs). Livrable oral suivi d'une note écrite. Forfait 2 500 à 5 000 CHF selon complexité.
  • Plan structuré en 15 jours ouvrés avec chiffrage de trois scénarios, calendrier détaillé sur 12 mois, identification des risques. Forfait 8 000 à 15 000 CHF.
  • Accompagnement complet sur les 4 phases (audit, structuration, transfert, stabilisation). Forfait négocié 25 000 à 80 000 CHF selon patrimoine et complexité. Inclus : rédaction des actes, coordination banques, déclarations fiscales des deux côtés, coordination avec le cabinet fiscal actuel du client.

Confidentialité absolue, NDA mutuel sur demande. Premier rendez-vous confidentiel à Genève ou par visio, sans engagement.

08. FAQ

Questions fréquentes.

Combien de temps faut-il pour un transfert propre ?
9 à 15 mois. Les 3 premiers mois : audit fiscal et patrimonial. Les 3 suivants : structuration pré-départ. Mois 6 à 9 : transfert effectif. Mois 10 à 12 : stabilisation. Un départ précipité en moins de 6 mois génère des sous-optimisations ou des contentieux ultérieurs.
Peut-on garder une activité en France après le transfert ?
Oui, avec vigilance. Contrat de conseil : imposable en France sur les jours travaillés en France (art. 15 conv. FR-CH). Mandat social non-rémunéré : neutre. Mandat social rémunéré : change le calcul. Attention à la théorie du siège social effectif si le dirigeant continue à animer la stratégie depuis la Suisse.
Comment traiter les BSPCE non exercés au moment du départ ?
Trois options. Exercer avant le départ : PFU 30 pourcent (25 pourcent si ancienneté ≥ 3 ans), plus-value ultérieure en Suisse. Exercer après le départ : gain d'exercice reste imposé en France à raison de l'attribution, risque de double imposition. Ne pas exercer : les BSPCE expirent selon le plan. Choix optimal dépend de la valorisation actuelle, du potentiel d'IPO, et de la trésorerie.
Faut-il apporter les titres à une holding avant le transfert ?
L'apport à une holding contrôlée active le report d'imposition 150-0 B ter CGI. La plus-value est reportée jusqu'à la cession des actions holding ou 3 ans plus tard sauf réinvestissement 60 pourcent. Opération à conclure au moins 3 mois avant le transfert pour éviter l'abus de droit (LPF art. L 64).
Quels sont les honoraires du Cabinet ?
Diagnostic préalable : 2 500 à 5 000 CHF. Accompagnement complet : 25 000 à 80 000 CHF selon patrimoine et complexité (audit, structuration, transfert, stabilisation). Contentieux ou MAP : honoraires horaires ou forfait fixe. Devis écrit après diagnostic.
Le Cabinet peut-il coordonner en amont d'une IPO ?
Oui. Pour un fondateur envisageant une IPO à 18-36 mois, quatre volets sont articulés : optimisation de la détention (personne physique/holding/family office), timing du transfert vs fenêtres réglementaires IPO, lock-up post-IPO, coordination avec banques d'affaires et cabinets américains. Calendrier optimal : démarrage 12-18 mois avant l'opération.

Un projet d'expatriation en préparation ?

Le Cabinet active un diagnostic préalable en 48 heures sur envoi d'un dossier simplifié : inventaire patrimoine, valorisation implicite de la société, plan de stock-options, objectifs de calendrier (IPO, cession, personnel). Livrable oral puis note écrite avec trois scénarios chiffrés.

Diagnostic 48 h →
09. Sources

Textes mobilisés.

  • Code général des impôts. Art. 4 B (résidence fiscale), 150-0 A (plus-values mobilières), 150-0 B ter (report apport-cession), 150-0 D bis (abattement durée), 163 bis G (BSPCE), 163 bis H (hard equity), 167 bis (exit tax), 209 B, 244 bis B.
  • Livre des procédures fiscales. Art. L 64 (abus de droit), L 55 (proposition rectification), L 277 (sursis paiement).
  • Convention franco-suisse du 9 septembre 1966, art. 4 (résidence), art. 15 (revenus d'emploi), art. 25 (procédure amiable), modifiée par avenants successifs.
  • LIFD (SR 642.11), art. 3 (assujettissement), art. 14 (forfait fiscal).
  • Code civil. Art. 1076 (donation-partage), art. 913 (réserve héréditaire), art. 335 CC suisse (fondation de famille).
  • BOFiP. BOI-RPPM-PVBMI-50 (exit tax), BOI-RSA-ES-20-40 (BSPCE), BOI-SJ-RES-20 (accord préalable).

Cette note présente un cadre général. Toute situation appelle un examen particulier. Le Cabinet ne saurait être engagé par les seules orientations exposées ici. Mise à jour rédactionnelle : 7 juillet 2026.

Premier entretien

Un premier échange de trente minutes, sans engagement.

À Genève ou par visio. Confidentialité absolue, NDA mutuel sur demande. Diagnostic activable en 48 heures sur envoi d'un dossier simplifié.

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